Sur les traces du bambou, du papier et des mains qui les ont façonnés
La recherche de cette lampe a commencé non dans un showroom, mais dans une ruelle étroite du district de Cangshan, à Fuzhou. Michael Zhan, notre spécialiste des achats, faisait une tournée de routine dans les villages de transformation du bambou du Fujian lorsqu’il s’est arrêté dans un atelier familial qui cintrait du bambou pour le mobilier depuis la fin de la dynastie Qing. Le propriétaire, un homme septuagénaire, utilisait encore des caisses à vapeur et des gabarits de l’époque de son grand-père. Michael y a passé deux jours, testant comment différentes épaisseurs de paroi de bambou prenaient la courbe, et a finalement choisi un bambou moso de trois ans pour cette armature — dense, au ton uniforme, et résistant à la légère flexion d’une lampe sur pied.
Pour le papier de riz, il s’est rendu à l’ouest de Fuzhou, dans un petit village où le papier en fibres de mûrier est encore coulé à la main sur des écrans de bambou. Chaque feuille est posée couche par couche sur un moule, puis séchée au soleil jusqu’à obtenir une qualité translucide, semblable au parchemin. Michael a choisi un assemblage de trois couches : la plus intérieure pour la stabilité structurelle, celle du milieu pour la diffusion de la lumière, et la plus extérieure pour une finition douce au toucher.
La lampe est assemblée dans un petit atelier à la périphérie de Fuzhou, où des artisans ajustent à la main les abat-jours en papier sur les armatures de bambou cintrées. Chaque lampe que Michael apporte chez tea.furniture porte le nom du fabricant de papier et du cintreur de bambou — non pas à titre de marque, mais comme un registre de provenance. C’est une pièce conçue pour de longues heures de cérémonie, avec un abat-jour remplaçable qui vieillira aussi gracieusement que les planchers de la salle de thé.