Sélectionné par Michael Zhan — un atelier d’Anji perpétuant trois générations de savoir-faire du bambou
J’ai visité cet atelier pour la première fois dans les collines à la périphérie d’Anji, lors d’un voyage de sourcing pour un concept de table à thé qui n’existait pas encore. Le propriétaire, un travailleur du bambou de troisième génération, m’a montré le prototype d’une table basse avec un canal de drainage intégré — initialement conçu pour une maison de thé de Chaozhou qui n’a jamais ouvert. L’ossature était là : un plateau de 100 cm en bambou lamellé-collé, assez léger pour être porté par une seule personne mais robuste pour une séance de gongfu complète, avec un canal incliné qui évacue l’eau vers un bac dissimulé en dessous. Ce qui m’a frappé, c’était la surface. Ils avaient abandonné le vernis conventionnel au profit d’un pressage à haute température qui scellait les sucres naturels et rendait le bambou pratiquement imperméable à l’humidité. L’atelier utilise du bambou Moso (Phyllostachys edulis) récolté à quatre ans, quand la teneur en lignine est idéale pour la stabilité. Après la coupe, les lamelles sont empilées à fils croisés, pressées à chaud, puis poncées à la main en six passes — suffisamment pour fermer les pores sans créer un film plastique. Nous avons passé par trois itérations avant que la pente du canal ne corresponde à notre norme de vitesse d’écoulement. Ce lot provient du lot de septembre 2025, terminé juste au moment où le temps s’est suffisamment rafraîchi pour éviter les fissures de dilatation. Chaque table porte le tampon de l’atelier et est livrée avec un petit flacon d’huile de camélia pour le premier nourrissage.